Comment trouver un travail à l’étranger ?

Envie d’évasion ? Conciliez l’utile à l’agréable en vous établissant dans la destination de vos rêves. Suivez ces conseils pour booster votre carrière professionnelle à l’étranger.

Définissez votre pays d’accueil

L’une des premières étapes que vous devez faire consiste à déterminer votre pays d’accueil. Pour cela, renseignez-vous sur la conjoncture économique de la destination de votre choix, le marché de l’emploi, les secteurs d’activité potentiels, la grille salariale…

Vous devez aussi vous informer sur la liste des entreprises françaises qui se sont implantées dans ces pays. En tant qu’expatrié, vous avez plus de chances d’adhérer l’une de ces sociétés. Pour avoir cette liste, vous pouvez faire des recherches sur internet.

Si vous avez du mal à trouver des informations fiables sur la toile, il est tout à fait possible de consulter le site de la chambre de commerce internationale, du Pôle Emploi international. L’ambassade et le consulat de votre pays d’accueil disposent aussi en principe de données pertinentes sur tous les domaines qui suscitent votre intérêt.

Renseignez-vous sur l’obtention du visa de travail

Inutile de vous précipiter à choisir le pays d’accueil, il est d’abord primordial d’évaluer la faisabilité de votre projet.

Listez les pays qui vous intéressent et renseignez-vous auprès des consulats ou ambassades de ces destinations sur les modalités à suivre pour l’obtention d’un visa. Si vous envisagez de vous immigrer dans un autre Etat de l’Union Européenne, les démarches à suivre sont plus simples. Mais, ce n’est pas toujours le cas pour les autres pays.

En Asie, les autorités sont très strictes et imposent de nombreuses conditions avant d’accorder un visa de travail. En Chine par exemple, les candidats à l’expatriation, quels que soit leur nationalité, doivent être titulaire d’un diplôme de master pour obtenir un visa de travail.

Contrairement aux pays où les conditions d’obtention de visa sont très strictes, le Canada propose un statut de résident aux Français qui souhaitent s’y immigrer. Pour ce pays, il n’est pas indispensable d’avoir signé un contrat de travail pour s’y établir.

Découvrez les alternatives du visa de travail

L’accès à l’emploi à l’étranger est plus favorable pour les jeunes. Renseignez-vous sur toutes les possibilités pour accéder dans le monde du travail hors des frontières françaises.

Le Volontariat International en Entreprise (VIE)

Le Volontariat International en Entreprise s’adresse essentiellement aux ressortissants français âgés entre 18 à 28 ans. Il offre la possibilité aux jeunes d’intégrer une entreprise française localisée à l’étranger pour un contrat à durée déterminée (CDD) de 6 à 24 mois, renouvelable une fois. Les jeunes postulants perçoivent une indemnité mensuellement et l’entreprise prend en charge les frais de leur séjour et de leur voyage. Bien que le VIE ne s’agisse pas d’un travail à long terme, il peut faciliter la recherche de travail lorsque le contrat arrive à son terme.

Permis Vacances Travail (PVT)

Le Permis Vacances Travail (PVT) est destiné aux jeunes âgés entre 18 et 35 ans. Il peut remplacer le visa de travail et est attribué dans les pays tels que la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Singapour, l’Australie, le Japon ou la Corée du Sud. Le nombre de Permis Vacance accordé annuellement est limité. Les titulaires du PVT bénéficieront d’un permis de travail, valable pour une période de 6 à 12 mois, à leur arrivée. Ce document leur permettra de soumettre leur candidature à n’importe quel type d’emploi.

Faites une auto-évaluation

Vous voulez à tout prix vivre à l’étranger et y trouver un emploi stable ? Prenez le temps de vous poser ces questions :

  • quel est votre projet ?
  • quelles sont vos motivations : est-ce tout simplement une soif d’aventure ou s’agit-il de la recherche d’une opportunité professionnelle.
  • avez-vous les qualifications requises pour travailler ?
  • quels sont vos atouts et comment pouvez-vous les mettre en valeur ?

Il est également important de faire une auto-évaluation avant de vous lancer dans votre projet :

  • qu’en est-il de votre niveau linguistique ? La recherche d’emploi sera plus facile si vous maîtrisez la langue locale. Si ce n’est pas le cas, informez-vous donc sur la deuxième langue pratiquée dans votre pays d’accueil et suivez des formations accélérées si c’est nécessaire.

Si vous comptez travailler dans un Etat membre de l’Union Européenne, vous n’aurez pas de difficulté de valider vos diplômes. Grâce au système European Credits Transfert System (ECTS), vous n’aurez pas besoin de présenter de pièces justificatives ou d’autres documents supplémentaires pour que votre diplôme universitaire soit reconnu.

Pour les autres pays, vous devez vous conformer sur les réglementations en vigueur et dans la plupart des cas, déposer une demande d’équivalence auprès de l’autorité compétente.

Activez la recherche d’emploi

En France, il existe de nombreux organismes qui facilitent la recherche d’emploi à l’étranger :

  • Pôle Emploi Internationale (PEI) : il facilite la recherche d’emploi à l’étranger en mettant à la disposition du public une plateforme en ligne dédiée aux offres d’emploi internationales.

  • Réseau EURES ( European Employment Services ) : il offre une assistance aux futurs expatriés dans le processus de la recherche d’emploi sur l’Espace économique européen

  • Maison des Français de l’Etranger : depuis août 2014, la MFE propose essentiellement d’un encadrement en ligne. Les candidats à l’expatriation peuvent y trouver toutes la liste des entreprises françaises qui ont un siège à l’étranger. Ils peuvent aussi bénéficier de conseils sur la rédaction du CV et de la lettre de motivation ou encore le montage de dossier pour préparer le départ.

  • Réseau Espace Emploi International (EEI) : il sert d’intermédiaire entre les entreprises qui souhaitent embaucher des salariés expatriés et les candidats qui souhaitent de travailler à l’étranger. Cet organisme dispose d’une documentation bien fournie sur plus de 150 pays où il est possible de s’établir.

Vous pouvez aussi consulter des sites spécialisés pour trouver un poste à pourvoir à l’étranger ou intégrer les réseaux d’expatriés.

Faites un état de lieux

Avant d’opter pour un long séjour dans une destination que vous ne connaissez pas, pensez à y passer quelques jours pour effectuer un état de lieux. Vous pourrez ainsi préparer votre installation. Profitez de ce séjour pour vous renseigner sur le coût de la vie sur place, les loyers et imprégnez-vous de la culture locale. Ces étapes sont fondamentales pour que vous ne vous sentiez pas dépayser lorsque vous décidez de vous installer définitivement dans votre pays d’accueil.

Pour la recherche d’emploi, vous pouvez d’ores et déjà tâter le terrain en vous rendant auprès des organismes qui peuvent vous aider à trouver du travail. L’Union des Français à l’Etranger (UFE) compte parmi les entités que vous devez absolument contacter. Cette entité peut vous renseigner sur les démarches à suivre pour faciliter l’accès à l’emploi.

La visite du pays d’accueil est aussi une occasion pour vous adresser aux agences de placement. Grâce à leur connaissance du monde de travail sur place, elles sont plus aptes à vous orienter et à vous trouver rapidement un job qui correspond à vos qualifications.

Il n’est pas toujours plausible d’accéder au monde du travail à l’étranger. Vous avez pu constater que le projet d’expatriation se prépare, et chaque phase ne doit pas être prise à la légère. En suivant toutes ces étapes, vous éviterez de tomber dans un piège : vivre à l’étranger sans ressource financière.

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